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ΕΘΑΝΕ

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Penser comme Marie

Frère Celestin Ngoura SM

Frère Celestin Ngoura SM

INTRODUCTION

Jean Claude Colin fondateur de la société de Marie, nous a légué un grand héritage spirituel que nous sommes appelés à mettre en valeur. Pourquoi le mettre en valeur aujourd’hui ? Il faut le faire parce qu’il est au centre de notre vie et centré sur les qualités, les vertus de la très sainte Vierge Marie. Nous le recevons et nous devons le retransmettre aux générations futures. Comme mariste, nous devons : « Penser, Juger, sentir et Agir comme Marie. » Fort de cette recommandation, nous allons nous attarder sur un des postulats du Père Colin qui est celui de : « Penser comme Marie ». Pour ce faire nous allons nous inspirer du cinquième volume de la série Maristica. Nous l’articulerons en 3 points : le premier sera sur le projet épistémologique du père Colin, le second sur la conscience Marial et le troisième sur l’esprit de la société.

LE PROJET EPISTEMOLOGIQUE

La sainte Vierge Marie est celle-là qui a le plus souvent, inspirée et éclairée le père Colin dans toutes ses rédactions concernant la société de Marie. Une société qui porte son nom et dont ses fils portent le nom Maristes. A l’instar des prophètes bibliques, Colin a eu son mot à dire sur la vie de l’Eglise à travers sa façon d’agir, son mode de présence, la fondation et la vie de la Société de Marie. Son apport dans la vie de l’Eglise passe par l’institution de la Conscience Mariale. Ses intuitions ont constitués une entreprise épistémologique. Cet apport voudrait qu’en Marie nous puissions percevoir le réel, que nous puissions avoir la signification d’être Eglise, d’être disciple, d’être présent comme Marie au Cénacle et d’être des pasteurs et des évangélisateurs. En d’autres termes c’est une initiative nouvelle dans le domaine de la pastorale. Il faut souligner ici que la pensée du père Colin n’est pas spéculative, elle émerge comme le fruit de sa rencontre avec des situations concrètes. D’où cette invitation à être en union intime avec Marie, pour arriver à adopter son point de vue et agir dans le monde comme elle en toute simplicité, humilité et disposé à servir les autres. Cela n’éveille-t-il pas en nous la conscience Mariale ?

LA CONSCIENCE MARIALE

Jean Claude Colin a eu une relation personnelle avec Marie. Ce qui certainement a généré en lui une nouvelle conscience, une conscience portant le nom de Marie. Ainsi, la société fondée en 1816 devait apprendre à voir le monde avec les yeux de Marie, travailler à être Marie présente dans l’Eglise, une Eglise au visage Marial dans laquelle le pouvoir, le prestige et la richesse n’auraient pas leur place (Les 3 Non de Colin : le pouvoir, la cupidité et l’argent). En instaurant cette conscience nouvelle et dynamique, le père Colin ne veut pas en faire une nouvelle dévotion mais, faire un symbole d’un ensemble de perspective, un point de vue. Il veut à cet effet que nous nous inspirions de l’Eglise primitive avec une Marie présente dans cette Eglise, celle en difficulté du temps présent. Le souci pour lui n’est pas trop Marie, mais le monde et ses besoins, le mystère du salut. Marie en elle-même est le symbole et la réalité de la conscience mariale qui s’accompagne d’autres symboles.

Ces symboles sont :

  • Le symbole verbal : « Inconnu et caché dans le monde »

C’est le thème principale et fréquemment utilisé par le père Colin. Il évoque le style général de présence d’approche pastorale, une approche approprié de l’époque, expression d’une heureuse compatibilité d’une vie de vertus cachées et de prière avec une vie apostolique et une évocation des valeurs spirituelles de grande portée.

  • Le symbole de Nazareth

Ce symbole est auxiliaire de l’idée d’une conscience mariale. Il s’efforce à l’éveil dans la société et dans l’Eglise. En 1850, le symbole de Nazareth était utilisé par Colin pour se référer à la vie communautaire et aux vertus de bases de la vie spirituelle de l’individu. Il s’en servira encore en référence aux apôtres et à la présence de Marie dans l’Eglise primitive et aussi dans un contexte plus large de la vie Mariste, y compris son esprit et ses travaux apostoliques.

L’ESPRIT DE LA SOCIETE

L’esprit de la société se décrit en termes d’une conscience qui est le fruit d’une expérience, d’un choix, d’une alliance du fait qu’on s’est laissé pénétrer et animé par le souffle même d’une autre, de la pratique d’un discernement grâce au quel ou décèle de mieux en mieux ce qui dans le mouvement de son cœur, dans ses actes, ses pensées, ses sentiments. Ce qui peut être conforme ou pas à cet esprit. Il faut pour cela passer par des exercices spirituels et un constant examen de conscience pour pouvoir arriver à apparaitre « inconnu et comme caché en ce monde ».

CONCLUSION

Somme toute, nous avons porté un regard sur un des postulats du père Colin où il était question de « Penser comme Marie ». Pour ce faire nous avons articulé notre travail en trois parties : la première nous aidait à comprendre le projet épistémologique du père Colin. Ce projet insufflait un esprit nouveau dans la pastorale et faisait ressortir la conscience Mariale. Cette conscience nouvelle le deuxième point de notre réflexion nous conduisait à l’adoption des vertus de la sainte Vierge Marie, débarrassé de tout intérêt. Le troisième point quant à lui insistait sur l’esprit de la société. Ceci étant la résultante de l’expérience spirituelle de chaque individu. « Penser comme Marie » est donc pour nous une invitation à adopter et de faire nôtre ces vertus de Marie notre mère, afin que nous puissions bien agir dans le monde et être présents dans le monde et dans l’Eglise comme Marie l’a toujours été.

Frère Celestin Ngoura SM

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