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L’intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle

TABLE DE MATIERE

INTRODUCTION

I- ETUDE D’UNE OPERATION MENTALE : L’EMOTION

1- La densité de la relation affective

2- La différence liée au sexe

II- L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

1- La conscience de soi

2- La conscience de la société

III- L’IMPORTANCE DE L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

1- La relation avec les autres

2- La relation avec la société

IV- LA DIFFERENCE ENTRE LE QUOTIENT INTELLECTUEL ET LE QUOTIENT EMOTIONNEL

1- Le quotient Intellectuel

2- Le quotient émotionnel

3- L’Aptitude

V- EVALUATION CRITIQUE

1- Les mérites

2- Les limites

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION

Le constat que nous pouvons faire est que chaque individu est intelligent, mais chacun l’est d’une manière très différente. C’est dans ce sens que les psychologues se sont investis à l’exploration du domaine de l’intelligence. Les premières études sur l’intelligence émotionnelle (IE) sont apparues en 1990 avec les travaux de Salovey et Mayer. Ceux-ci définissent l’intelligence émotionnelle comme « une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes»[1]. Plus tard, Salovey et Mayer vont revoir leur définition mais cette fois, elle concernera « l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres[2] L’ouvrage intitulé Emotional Intelligence[3] de Daniel Goleman va rendre le sujet très populaire. La notion générale d’intelligence émotionnelle gagna largement en popularité, grâce aux articles parus dans de nombreux magazines et articles de journaux[4]. Le thème qui nous est donné d’étudier est centré sur l’Intelligence émotionnelle. Ce thème nous invite à réfléchir sur le problème son utilité, voire la nouveauté que nous apporte cette intelligence dans le développement humain. Certains chercheurs avancent des chiffres de l’ordre de 25% pour le Quotient intellectuel et de 75% pour le Quotient Emotionnel[5]. Une question se pose : si nous disposons de 100% d’intelligence, que faisons-nous des 75% restant si les 25% sont alloué au quotient intellectuel? Quelle est la nature de l’intelligence humaine ? Quelle importance accordons-nous à l’intelligence émotionnelle ? Quelle différence existe t’il entre l’intelligence émotionnelle et le quotient intellectuel ? Que nous apporte de nouveau l’intelligence émotionnelle ? Nous essayerons d’apporter des réponses à toutes ces interrogations tout au long de notre analyse.

I- ETUDE D’UNE OPERATION MENTALE : L’EMOTION

Les émotions font partie de la vie courante. Le terme émotion désigne : « des sentiments que chacun de nous peut reconnaître en lui-même par introspection ou prêter aux autres par extrapolation»[6]. Le psychisme humain possède quatre opérations mentales que sont : les motivations, les émotions, les cognitions et la conscience. Parlant des émotions, elles apparaissent pour signaler un changement dans la relation entre l’individu et son environnement. Par conséquent, c’est un moyen de gestion de situation (défense, fuite, capitalisation). L’aptitude à faire face aux situations de la vie résulterait d’une part de la densité de la relation affective vécue dans l’enfance et d’autre part de la différence liée au sexe.

1- La densité de la relation affective

Dans une relation affective entre la mère et l’enfant, la densité se constitue pendant les premières années c’est-à-dire entre zéro et trois ans. C’est généralement le tempérament de l’enfant qui influence la manière avec laquelle la mère entre en relation avec lui. Selon qu’il soit timide ou agité, la mère pourrait par exemple faire preuve de délicatesse. Dans ce sens Daniel Goleman affirme: « Lorsque la confrontation avec l’inconnu a lieu en présence de parents qui, tout en étant affectueux, ne se précipitent pas pour prendre l’enfant dans leurs bras et le consoler à la moindre contrariété, celui-ci apprend petit à petit à surmonter son trouble tout seul ».[7] Autrement dit, il est préférable de laisser l’enfant être autonome et de faire face aux évènements qui se présentent à lui. Il peut ainsi acquérir son autonomie et être plus avisé face aux troubles subits. Au-delà de la densité affective, ne serait-il pas judicieux de parler de la différence lié au sexe ?

2- La différence liée au sexe

Filles comme garçons, ces derniers apprennent à gérer leurs émotions d’une manière différente. Dans ce sens en effet, les parents ont tendance à plus expliquer les émotions aux filles qu’aux garçons. Goleman dira à propos que: « Lorsque les mères jouent avec leur bébé, elles expriment des émotions plus variées si ce sont des filles, et, plus tard, discutent plus en détail avec elles de leur état affectif qu’elles ne le font avec les garçons »[8]. Dans l’univers des garçons, il y a la valorisation de « l’indifférence » ; c’est-à-dire l’aptitude à être insensible face à certaines situations. Or pour les filles, elles sont plus penchées vers l’attention vers les leurs. « Lorsque les filles jouent ensemble, elles le font par petits groupes d’intimes, avec la volonté de minimiser les conflits et de privilégier la coopération, alors que les garçons jouent en groupes plus importants dans lesquels l’accent est mis sur la compétition ».[9] Autrement dit, les filles sont attentives à leur entourage et savent bien en prendre soin quand besoin y est. Ce qui n’est pas toujours le cas chez les garçons qui veulent toujours être meilleur que les autres. Ce qui explique la rivalité compétitive existant dans le genre masculin. L’émotion est indispensable chez un individu vue qu’elle fait partie de son quotidien et le caractérise. En quoi consiste donc l’intelligence Emotionnelle ?

II- L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

Daniel Goleman et Ruven Bar-On ont présenté des approches similaires pour caractériser l’intelligence émotionnelle. Pour Goleman, elle consiste en la connaissance de soi, la maitrise de soi, la conscience sociale et la capacité à influencer les autres. Tandis que Ruven dira quelle est l’intelligence intrapersonnelle, gestion des humeurs, intelligence intrapersonnelle, gestion de stress, capacité de s’adapter face au changement et régler des problèmes de nature sociale ou personnelle. Dans ce sens, il sera question de résumer ces caractéristiques en deux parties : la conscience de soi et la conscience de société.

1- La conscience de soi

L’injonction de Socrate « connais-toi toi-même »[10] renvoi à une clé de voûte de l’intelligence émotionnelle qui, renvoie à l’observation de soi-même. Ce qui pourrait être une limite à une conscience partiale des sentiments passionnées ou agités, conscience de l’aptitude émotionnelle fondamentale sur laquelle s’appuie la maîtrise de soi. Selon Mayer, les individus se répartissent en trois catégories:

- Ceux qui ont conscience d’eux-mêmes. Ces derniers font naturellement preuve d’une certaine subtilité dans leur vie affective. La connaissance de leurs propres émotions sous-tend parfois d’autres traits de personnalité : ce sont des gens indépendants, en bonne santé psychologique, qui ont le sens de la mesure et, en général, une conception positive de la vie lorsqu’ils sont de mauvaise humeur, ils ne la remâchent pas à n’en plus finir et sont capables de s’en défaire rapidement.

- Ceux qui se laissent submerger par leurs émotions : Dans cette catégorie, ces personnes ont souvent l’impression de ne pas pouvoir échapper à leurs émotions, comme si elles prenaient le commandement. Ils sont versatiles et n’ont guère conscience de leurs sentiments, de sorte qu’ils s’abîment en eux et perdent toute distance. En conséquence, ils ne font pas grand-chose pour se défaire de leur mauvaise humeur et ont souvent le sentiment de ne pas contrôler leur vie affective.

- Ceux qui acceptent leurs dispositions d’esprit : Ayant conscience de ce qu’ils éprouvent, ils ont tendance eux aussi à ne rien faire pour y remédier. Il semble que cette catégorie se subdivise en deux : d’une part, les personnes généralement de bonne humeur et donc peu enclines à modifier leur état ; d’autre part, celles qui, tout en ayant conscience de leurs sautes d’humeur, les acceptent et ont tendance à s’y laisser aller. Cette tendance se rencontre souvent chez les dépressifs, résignés à leur désespoir.

Nous notons ici que la conscience de soi est liée à la gestion de soi, c’est-à-dire la capacité du sujet d’intégrer ses émotions : les reconnaitre, les comprendre et les vivre d’une manière mature et responsable.

2- La conscience de la société

L’homme est un être de relation capable de vivre avec les autres. Bien s’entendre avec les autres est à priori une vertu qui nécessite la maitrise de soi et une capacité à apaiser ses propres colères, ses propres chagrins et ses propres excitations afin de dominer ses pulsions. Pour être réceptif aux autres il faut un minimum de calme intérieur car, les signes annonciateurs de cette capacité à maitriser ses propres émotions apparaissent à peu près au même moment. Pour gérer les émotions d’un autre, deux autres aptitudes psychologiques sont nécessaires : la maitrise de soi et l’empathie[11]. La connaissance de soi est importante car elle nous permet de comprendre que les personnalités et caractère des individus ont lien à leurs histoires propres, également elle contribue à la relecture de son passé, la prise de conscience de ses blessures, la mise en question du moi, l’acceptation de soi. L’art de bien s’entendre avec les autres facilite la communication et favorise « les contacts et permet d’identifier les sentiments, les motivations et les préoccupations des autres pour y répondre de manière appropriée »[12]. Généralement, ce sont de bons coéquipiers, des amis sûrs, sur qui on peut compter et des associés sérieux. Nous avons grâce à elle, l’aptitude à organiser des groupes, la capacité à négocier des solutions, la capacité à établir des relations personnelles, la capacité d’analyse sociale. L’intelligence sociale permet de nouer des relations harmonieuses, de déchiffrer avec finesse les sentiments et les réactions d’autrui, de diriger et d’organiser avec habileté, de prévenir et de surmonter les dissensions qui ne manquent pas d’apparaître dans toute activité humaine. Ceux qui la possèdent sont des leaders-nés, capables d’exprimer le sentiment collectif et de le formuler de manière à guider un groupe vers la réalisation de ses buts. A la conscience de société nous notons que se greffe aussi la gestion des relations.

III- L’IMPORTANCE DE L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

L'Intelligence émotionnelle développe des qualités d'Esprit permettant aux individus de travailler ensemble dans une bonne synergie des potentiels de chacun vers un même but. Son objectif est d'œuvrer à la réalisation d'un monde de paix basé sur la maturité émotionnelle et la conscience spirituelle.

1- La relation avec les autres

D’après une évaluation effectuée dans des écoles du nord de la Californie, classe de sixième, par des observateurs indépendants, en comparaison avec des écoles témoins, les résultats ont montré que les élèves étaient devenus « plus responsables et assurés, plus populaires auprès de leurs camarades et plus ouverts, plus prévenants et plus attentifs, plus enclins à adopter des stratégies pour résoudre les conflits, plus en harmonie avec les autres »[13].Ceci pour dire qu’un enfant qui aurait su se maitriser face à la pression, a su observer et prendre du recul avant d’agir, dans l’avenir il serait susceptible d’avoir une vie sociale stable. Il est impressionnant de constater qu’en matière de gestion et plus particulièrement en ce qui concerne la gestion des ressources humaines, l’entrepreneuriat ou la négociation, les personnes faisant preuve d’une grande intelligence émotionnelle auraient excellé. Pour la plus part, ils sont souvent ouvert au succès. Dans ce sens Daniel Goleman et Reuven Bar-On qualifie une telle aptitude en une « capacité à influencer les autres » et en « l’intelligence interpersonnelle »[14] respectivement. Ainsi, une bonne relation à l’autre implique par conséquent une bonne relation avec la société.

2- La relation avec la société

Dans notre relation avec la société, le domaine artistique nous fait comprendre qu’il ne serait pas nécessaire d’avoir un quotient intellectuel élevé pour y réussir. On parle dans ce cas de talent artistique et même du génie créatif de l’individu. Ainsi nous avons des artistes, des musiciens, des peintres, des menuisiers, des cordonniers, des footballeurs etc. En partie certaines célébrités auraient été plus ou moins instruits, mais qui aujourd’hui sont sur le devant de la scène et sont pris pour modèle. Nous pouvons évoquer ici, les artistes musiciens André Marie Talla, André Brocilli, le comédien Michel Gohou, le footballeur Samuel Eto’o, les hommes d’Etats Benito Mussolini, Mobutu Seseco qui ont marqué la société de leur temps et l’histoire en même temps. Ces derniers ont su exploiter leur intelligence émotionnelle pour pouvoir se faire plaisir et donner du plaisir aux nombreux fans et adeptes. Ainsi, la société fusse-t-elle intellectuelle c’est-à-dire constituée de personnes ayant un Q.I élevé, a besoin simultanément d’une bonne dose émotionnelle pour faciliter les relations interpersonnelles. Les politiciens dans ce sens usent de l’émotionnel pour captiver l’attention des foules et entrainer en même temps des mouvements d’adhésion. Au vue de l’importance de l’intelligence humaine dans les rapports de l’individu avec lui-même, avec les autres et la société, quel peut être la différence entre le quotient intellectuel et celui émotionnel ?

IV- LA DIFFERENCE ENTRE LE QUOTIENT INTELLECTUEL ET LE QUOTIENT EMOTIONNEL

Dans son vécu, deux formes d’intelligence caractérisent l’être humain. Nous avons : l’intelligence rationnelle mesurée par le quotient intellectuel (QI) qui occupe 25% de notre intelligence et l’intelligence émotionnelle mesurée par le quotient émotionnel (QE) qui occupe les 75 % restant de l’intelligence de l’individu.

1- Le quotient Intellectuel

L’intelligence rationnelle est mesurée par le quotient intellectuel. Ce type d’intelligence est le résultat d’un test psychométrique qui fournit une indication standardisé liée à l’intelligence abstraite. On a longtemps considéré que le quotient intellectuel était le meilleur prédicteur de la réussite professionnelle. Ce qui fait penser qu’une bonne manipulation de l’abstraction, une capacité de raisonnement logique semblaient à eux seuls, selon les tests développés par Alfred Binet, prédisposer au succès. Mais nous relevons la une certaine limite à l’intelligence rationnel. En fait, il apparaît très difficile d’estimer le réel potentiel des personnes manifestant un QI très élevé ou très bas, dans une moindre mesure. Car, la principale raison réside dans la faiblesse de l’échantillon disponible à ce niveau. L’intelligence ici s'apparente plus à un « indicateur » qu'à une mesure car « justesse », « précision » et « sensibilité » en sont mal définis. Il chiffre simplement la facilité à utiliser certains modes de raisonnement, ce qui a certes une utilité en contexte scolaire. C’est pourquoi nous pouvons dire ici que le test de QI ne mesure pas ni ne prétend mesurer l’ouverture d’esprit ; la créativité (ou inventivité), bien que les sujets à fort QI se montrent souvent imaginatifs ; la capacité à dépasser un problème pour le placer dans une perspective plus générale. Ne serait-il pas là, judicieux de faire appel à l’intelligence émotionnelle ?

2- Le quotient émotionnel

L’intelligence émotionnelle est mesurée par le quotient émotionnel. Cet intelligence est une forme d’intelligence émotionnelle qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions, ceux des autres, puis à faire la distinction entre eux afin d’utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes. En bref, elle nous aide à nous comprendre et à comprendre les autres. Avant l’intelligence était synonyme de compétence mais, l’homme à acquiert cette capacité à apprivoiser ses émotions qui est égal à l’intelligence émotionnelle. Un avantage dans une bonne combinaison du rationnel et de l’émotionnel qu’un individu trouverait les conditions de son épanouissement. Notre intelligence est hybride, elle nous apporte une capacité d’adaptation supérieure, une meilleure économie émotionnelle et une plus grande puissance énergétique. L’intelligence émotionnelle offre des capacités de développement important, pour nous permettre de faire face à toutes les situations énergivores et dont nous devons sans cesse être en mesure d’alimenter notre moteur. Les recherches récentes démontrent le rendement plus élevé de l’intelligence émotionnelle. De fait, les relations interpersonnelles sont au cœur de notre vie. Ce sont leurs qualités qui le plus souvent déterminent notre place dans la société. Combien de bêtes à concours avons-nous connues, incapables de convertir leurs aptitudes en véritable réussite ? L’équation du bonheur reste à découvrir.

3- L’Aptitude

L’individu se sert des aptitudes telles les affects, humeurs, sentiments, émotions dans les situations quotidiennes. Avec une aptitude physique, l’intelligence émotionnelle a besoin d’être régulièrement sollicitée pour se développer. Toutes personnes préoccupées par le devenir de l'humanité partagent l'objectif de l'intelligence émotionnelle qui est d'œuvrer à la réalisation d'un monde de paix basé sur la maturité émotionnelle et la conscience objective. L'Intelligence émotionnelle développe des qualités d'Esprit, permettant aux individus de travailler ensemble dans une bonne synergie des potentiels de chacun vers un même but. Nous avons recours à : l’adaptabilité du personnel ; la créativité ; l’ouverture d'esprit ; l’anticipation des problèmes ; la compréhension du point de vue de l'autre ; la capacité à faire preuve d'empathie dans les négociations et la qualité de leadership et de communication. Le monde managérial nous montre que la compétence de prise des décisions est liée aux émotions. La recherche montre que la capacité de prendre des bonnes décisions dépend en grande partie, non seulement à la connaissance cognitive et rationnelle mais aux émotions. On a souvent opposé raison et émotion mais aujourd’hui, on découvre qu’être raisonnable, c’est être à l’écoute de ses émotions.

V- EVALUATION CRITIQUE

Nous ne saurons finir ce travail sans faire une évaluation critique de la notion nouvelle qui est l’Intelligence émotionnelle. Pour ce faire, nous montrerons les mérites, ainsi que les limites de cette dernière.

1- Les mérites

Dans ses travaux, Daniel Goleman défini l’Intelligence Emotionnelle comme étant « la capacité à identifier et à contrôler ses émotions, celles des autres et d’un groupe ». Le mérite de l’intelligence émotionnelle est celui de la mise en exergue des émotions et non la capacité intellectuelle de l’individu. Car, les émotions interviennent dans le quotidien de l’homme. Les personnes dotées d’un quotient Emotionnel supérieur à la moyenne réussissent en général à faire face aux exigences, aux contraintes et aux pressions vécues au quotidien. Une maitrise de ses émotions renvoie à la capacité de mieux maitrisé son environnement, ce qui nous aide à entretenir de bon rapport relationnel. Dans le milieu professionnel elle contribue à une meilleure collaboration, dans les affaires c’est un atout pour les négociations, la gestion des tensions et des conflits. C’est un atout indispensable pour faire face aux nouvelles situations. La maitrise des émotions d’un individu peut contribuer à un équilibre émotionnel chez l’individu, pour comprendre les autres, ainsi que son environnement. Ce qui peut conduire à une vie meilleure, pleine de bon sens.

2- Les limites

Gianpiero Petriglieri trouve des limites sur la pensée de Goleman, pour lui il est impossible d’aborder nos émotions autrement que d’une façon systématique holistique[15]. Comme limites nous pouvons citer entre autre :

  • La non maitrise totale des émotions de l’individu car, dit-on souvent : « l’homme est divers et ondoyant ». Il peut changer d’un moment à l’autre selon les émotions dont il fait face. Face aux émotions fortes, il est très souvent surpris.
  • Les émotions ne peuvent être prise comme valeur objective de fait que chacun détient la mesure de son action.
  • Le degré de motivation de l’individu à s’engager complètement dans la formation ; le degré d’alliance entre l’individu et son interlocuteur selon la compatibilité entre leur personnalité ;
  • le milieu de vie de l’individu est plus ou moins favorable à un nouveau positionnement dans la société au fur et à mesure qu’il accueille et accepte sa vie émotionnelle comme ayant un sens.

Au vue de ces quelques limites que nous avons apportées à ce concept, quels sont les mérites que nous pouvons lui apporter ?

CONCLUSION

Somme toute, notre travail nous a permis de voir plus amplement en quoi consiste l’intelligence émotionnelle. Nous avons tout d’abord planché sur l’étude de l’émotion qui est au centre de la densité affective et de la différence lié au sexe. Par la suite, nous nous sommes attardés sur la nature de l’intelligence émotionnelle, caractérisé par la connaissance de soi et le fait de bien s’entendre avec les autres. Il fallait à cet effet, voir l’importance de ce concept nouveau dans l’entretien de nos relations avec les autres et avec la société. Il fallut aussi ressortir la différence existante entre le quotient intellectuel et l’intelligence émotionnelle. Et pour finir nous avons apporté les limites à cette intelligence, qui est en lien avec la non maitrise de nos émotions en totalité. L’intelligence émotionnelle nous aide à mieux cerner notre environnement, à mieux cultiver notre personnalité grâce au développement personnel qui nous aide à nous surpasser afin d’atteindre un développement harmonieux non seulement avec nous même, mais aussi avec notre entourage, ceci à la satisfaction de tous. Nous comprenons par là qu’un individu doté d’une telle intelligence est bien mieux que celui doté du quotient intellectuel qui n’est préparé à gérer des crises émotionnelles.

BIBLIOGRAPHIE

  • Œuvre principale
  • Autres documents
  • DANTZER Robert, Les émotions, Puf, Paris, 1988,126 p.
  • Gibbs Nancy,
  • MAYER John Deere, & SALOVEY Peter (1997). What is emotional intelligence? In SALOVEY Peter & D. J. Sluyter (Eds.), Emotional development and emotional intelligence: Educational implications (pp. 3-34). New York: Harper Collins.
  • SALOVEY Peter, MAYER John Deere, 1990, Emotional Intelligence, Imagination, Cognition and Personality, 9 (3), pp. 185-211.
  • Article
  • What is your E.Q?”, The New York Time magazine, October 2, 1995 | Vol. 146.
  • Webographie
  • http:// www.intelligence-emotionnelle.fr/blog/lintelligence-emotionnelle-2/sthash

[1]Salovey, P., & Mayer, J.D (1990), Emotional Intelligence: Imagination, Cognition, and Personality, 9, 185-211.

[2]Mayer &Salovey, 1997.

[3] Daniel Goleman, L’intelligence Emotionnelle : accepter ses émotions pour développer une intelligence nouvelle, Robert Laffont, Paris, 1997.

[4]Time magazine, What is your E.Q? October 2, 1995 | Vol. 146

[5] http:// www.intelligence-emotionnelle.fr/blog/lintelligence-emotionnelle-2/sthash

[6] Robert Dantzer, Les émotions, Puf, Paris, 1988, p. 7.

[7] Daniel Goleman , Op.Cit., p.332.

[8] Idem, p. 337.

[9]Ibid, p.200.

[10]Ibid, p.76.

[11] Trait de personnalité caractérisé par la capacité de ressentir une émotion appropriée en réponse à celle exprimée par autrui, d’effectuer une distinction entre soi et autrui (c’est-à-dire être conscient de la source de l’émotion et pouvoir décoder l’émotion d’autrui) et de réguler ses propres réponses émotionnelles

[12] https://tarotpsychologique.wordpress.com/category/divers/communication/page/2/, consulté le 25 mai 2015 à 13h33.

[13] [13] Daniel Goleman, L’intelligence Emotionnelle : accepter ses émotions pour développer une intelligence nouvelle, Robert Laffont, Paris, 1997.

[14] L’intelligence interpersonnelle (ou sociale) permet à l’individu d’agir et de réagir avec les autres de façon correcte et adaptée. Elle l’amène à constater les différences et nuances de tempérament, de caractère, de motifs d’action entre les personnes

[15] Relatif à l’holisme qui est une doctrine qui ramène la connaissance du particulier, de l’individuel à celle de l’ensemble, du tout dans lequel il s’inscrit.

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