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ΕΘΑΝΕ

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Etienne Déclas, « le doyen et le premier Mariste de la société »

Etienne Déclas, « le doyen et le premier Mariste de la société »

INTRODUCTION

L’année 2016 est une année de grâce pour la société de Marie. Elle célèbre son bicentenaire de la promesse de Fourvière. Pour la petite histoire, Fourvière, c’est une chapelle consacrée à la sainte Vierge, située sur une colline qui domine la ville de Lyon. Le 23 juillet 1816, douze séminaristes signèrent là une promesse de travailler à faire exister la Société de Marie. Fourvière représente l’étape de l’engagement dans le projet mariste. A cet effet, la journée d’étude Mariste de ce jour, nous invite à revisiter l’histoire des acteurs de la promesse de Fourvière. Chacun à sa manière a contribué à la mise sur pieds de la société de Marie. Elle qui quitte de la simple intuition, à une société réelle et active avec de nombreux membres. Cette société portant le nom de Marie, a connu de grands noms comme Jean Claude Courveille, Jean Claude Colin, Etienne Terraillon, Marcellin Champagnat, Etienne Déclas et bien d’autres. Nous allons tout au long de notre travail, montrer le rôle qu’à jouer Etienne Déclas dans la fondation de la société de Marie. Ce qui nous fait voir en fond, le problème de l’apport de tout un chacun dans la structuration de la Société de Marie. Ce qui suscite des questions autour de la personne d’Etienne Déclas. Qui est-il ? Comment s’est déroulé son appel à être Mariste ? Qu’elle impact l’attitude de Déclas à sur nous aujourd’hui ?

I. QUI EST ETIENNE DECLAS ?

Etienne Déclas est un prêtre Mariste. Il est né le Premier décembre 1783 à Belmont (Loire) et décède le 4 mars 1868. Déclas est issue d’une famille qui, lui avait donnée le stricte nécessaire pour éducation morale, Chrétienne et scolaire. Dans son cursus scolaire, il fait des études en Logique dans l’école des logiciens et par la suite fait des études en théologie. Le 6 Janvier 1814, il reçoit la tonsure mineure et le sous diaconat. Le 23 Juin 1815, il reçoit le diaconat et la prêtrise le 22 juillet 1816, la veille de la proclamation officielle de la promesse de Fourvière devant la Vierge Noire. Le 23 Juillet 1816, il participe à la cérémonie de consécration à Fourvière. Il va débuter sa vie pastorale en tant que vicaire à Saint-Igny-de-Vers et sera tour à tour vicaire dans d’autres localités. Le 5 juillet 1821 il sera nommé curé de Saint-Julien-sur-Veyle où il officiera pendant trois ans. Ce qui lui facilitera les visités les abbés Colin. Malgré ces visites multiples il ne sera pas mis dans les secrets des différentes correspondances avec Rome et autres démarches, par peur d’imprudences de sa part.

Le 16 octobre 1824 est une date importante non seulement pour lui qui signe pour la dernière fois à Saint-Julien et viens s’établir à Cerdon le 29 du même moi ; mais aussi pour Jean-Claude Colin qui garde cette date comme celle du commencement effectif de la société. C’est ainsi qu’il va participer aux missions de l’hiver 1824-1825, il ira plus souvent prêcher avec Jean Claude Colin au Bugey. Du moins, il connaitra les vacillations d’un moment de la société de Marie. Ceci, suite aux nombreuses tentatives de Monseigneur Devie à vouloir faire des Maristes un corps diocésain en 1830. Déclas signe tous les actes impliquant engagement à l’égard de la société en projet, à l’exception de ceux des 2 février et 15 avril 1833 pour des raisons pastorales et de distances. Le 24 septembre 1836, il est au nombre des vingt premiers profès de la société de Marie. Il continuera à prêcher les missions et se verra attribuer le titre d’apôtre de Belley. A l’automne 1862, il part en retraite à la Neylière où il meurt en 1868. Le P. Colin salue à cette occasion en lui : « le doyen et le premier mariste de la société ». Après avoir pris connaissance de la vie de Déclas, nous verrons son appel à être Mariste, premier dans l’histoire.

II. L’APPEL A ETRE MARISTE

Étienne Déclas entendit parler pour la première fois du projet d’une société de Marie, alors qu’il étudiait pour devenir prêtre au grand séminaire de Lyon en 1814. Étienne avait déjà trente-deux ans, plutôt vieux dans un séminaire où la plupart des deux cents étudiants avaient entre vingt et vingt-cinq ans. Dans ce temps-là, le mercredi était jour de congé, et les séminaristes quittaient le vieux bâtiment de la ville pour prendre l’air à la maison de campagne, située sur une colline qui domine Lyon. Comme d’habitude, ils prenaient le repas en silence pendant que l’un d’eux leur lisait un livre à haute voix. Autour de Pâques, un nouvel étudiant était arrivé d’un autre séminaire où il avait commencé à étudier la théologie. Il s’appelait Jean-Claude Courveille, il avait presque trente ans, et il ruminait un projet dont il fit part à Déclas, «un mercredi, jour de congé»:
Le père Déclas, faisant les cheveux à monsieur Courveille, entendit ce dernier lui dire, à propos de la Vie de saint François Régis qu’on lisait au réfectoire: «Si, comme saint François Régis, nous
faisions des missions dans les campagnes. Nous irions à pied, simplement, usant de la nourriture des paysans. Nous mangerions du lait, du pain des campagnards. Nous les instruirions, et ces
gens-là auraient ainsi l’avantage d’avoir d’autres confesseurs que leurs
curés» (OM, doc. 868, § 2). Pour Étienne Déclas, c’était le début d’une histoire qui va l’amener à signer, à Fourvière, le 23 juillet 1816, la promesse de travailler à fonder la Société de Marie. Vingt ans plus tard, il fit ses vœux comme mariste et passa le reste de sa vie à prêcher des retraites paroissiales dans les villages de campagne. Ce petit récit peut servir de point de départ pour une réflexion sur notre engagement dans le projet mariste.

Ayant trouvé de bienfaisance dans ce projet en gestation, il ne manquera pas d’enrôler un nouveau membre à se joindre à ce grand projet ambitieux. Il présentera l’idée de la création d’une Société portant le nom de Marie à Etienne Terraillon, quelques mois plus tard, après les vacances de l’été 1815, c’est-à-dire après la Toussaint, date de la rentrée scolaire. Terraillon avait vingt-quatre ans et Déclas en avait trente-deux. Pour savoir ce qui s’est passé en 1815 et 1816, nous n’avons pratiquement pas de documents qui remontent à ces deux année-là. Du moins, il y a des récits qui ont été mis par écrit au moins vingt-cinq ans plus tard. Dans le cas d’Étienne Terraillon, il y a deux récits qui viennent de lui. Le premier a été écrit de sa main vers 1840; le deuxième a été entendu et mis par écrit par le père Mayet vers 1850. La question que l’on pourrait se poser ici, serait de savoir l’impact que peut avoir sur nous, l’attitude de Déclas qui n’a pas hésité à répondre à l’appel Mariste et même d’enrôler d’autre membre ?

IV. IMPACT LA PROMESSE DE L’ATTITUDE DE DECLAS SUR NOUS AUJOURD’HUI

Nous, les héritiers des pionniers de la promesse de Fourvière à l’instar d’Etienne Déclas et les autres, nous devons nous rappeler du jour où nous avons entendu parler des Maristes. Nous rappeler de ce qui nous a intéressés dans la vie et le projet Mariste. Avoir en mémoire ce qui nous a motivé notre engament à répondre à cet appel. Ainsi nous pourrons mieux comprendre notre choix à être Mariste aujourd’hui. Etienne Déclas, lui il a compris que le projet Mariste répondait à un besoin de son milieu : celui de se rapprocher de ceux qui n’ont pas facilement accès à la parole de Dieu. C’est pourquoi il allait toujours prêcher à Baley avec Jean Claude Colin. Et nous aujourd’hui, ce projet répond à quel besoin de notre milieu ? Il n’y a qu’à regarder autour de nous, pour voir ce besoin et revoir nos motivations à être Mariste aujourd’hui. Tout comme Déclas, soyons des acteurs de la promotion du projet Mariste, en parlant et invitant les jeunes à connaitre cette société qui nous est chère à tous.

CONCLUSION

Somme toute, il a été question tout au long de notre travail, de présenter Etienne Déclas, « le doyen et le premier mariste de la société » de Marie. Nous avons à cet effet présenter sa vie, puis nous nous sommes attardés sur appel Mariste et pour finir nous avons eu à voir une perspective jusqu’à nous aujourd’hui. Le projet Mariste concerne tout un chacun de nous, qui t’a chacun d’apporter librement et volontairement sa pierre à la construction de cette édifice. En cette année de miséricorde, comme la toujours souhaiter notre illustre fondateur, Jean Claude Colin soyons de véritables instruments de la miséricorde. Soyons le non seulement pour nous même, mais aussi pour les autres. Cherchons à nous réconcilier avec nous-même et Dieu en même temps. Que cette année de célébration du Bicentenaire de la promesse de Fourvière nous permettent de faire une rétrospective et de faire des projections sur l’avenir.

Fère Celestin Ngoura, S.M.

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Biju-Duval Fr. 16/10/2016 07:15

Bonjour. Existe-t-il une photo ou un portrait d'Etienne Déclas, qui pourrait m'être communiqué par scan électronique ? Merci !